Atelier de rigologie de 3 à 93 ans avec Stéphanie Freytag…

Atelier de rigologie de 3 à 93 ans avec Stéphanie Freytag…

…comment ajouter du rire dans sa vie de famille

 

Depuis 2011,  Stéphanie Freytag anime des séances de rigologie dans son atelier La Rainette rieuse à Nanterre avec des associations de quartier mais aussi dans des écoles et dans des entreprises. C’est en participant à un tour des métiers dans l’école de sa fille que Stéphanie eu l’idée de créer des ateliers pour enfant. Elle nous partage son expérience à l’occasion de la journée mondiale du rire le 6 mai.

Stéphanie Freytag rigologue à Nanterre

 

Quel est le rôle d’un rigologue ?

Mon rôle en tant que rigologue est de mettre plus de rire dans la vie quotidienne. Lors d’une séance de rigologie (2h), le but est d’évacuer le stress, de se détendre et de retrouver son rire naturel.

Les participants viennent à mes cours pour différentes raisons : compenser une douleur, oublier un souci personnel, gagner de la confiance en eux, soigner des maux physiques.

Quand on rit, notre corps sécrète de l’endorphine, l’hormone du bien-être. Le rire est un médicament naturel qui peut soulager des maux physiques comme les problèmes cardiaques et l’apnée du sommeil. Cela aide aussi à reprendre confiance en soi avec la prise de parole en groupe.

 

Comment se déroulent les ateliers de yoga du rire ?

Il y a plusieurs temps dans une séance, que ce soit avec des enfants, des adultes ou les deux.

  • L’échauffement : on se retrouve soi-même, on fait un état des lieux pour savoir comment on se sent
  • La dynamique de groupe : aller à la rencontre des autres 
  • Des jeux coopératifs pour aller chercher le rire naturel de tout le monde : 4 ou 5 jeux différents : théâtre d’improvisation, des jeux de clown, jeux sur les émotions…
  • Le yoga du rire : renforcer le rire. Étant donné qu’ils ont ri au temps d’avant, ils ne sont pas dans le forçage et se laissent aller
  • La méditation du rire : fou rire collectif !
  • La relaxation : temps de pause
  • Un temps d’écriture et d’échange : on fait le point sur ce qui a émergé durant la séance : l’écriture aide à intégrer ce que l’on vient de vivre. Ensuite, tous ensemble, nous prenons le temps de partager nos ressentis

 

Comment se déroule une première séance ?

Que les participants arrivent ou non à “lâcher” leur rire durant la méditation du rire, ils prennent tous beaucoup de plaisir malgré la réserve de certains.

 

Que ressentez-vous après avoir donné un cours ? 

J’ai un peu plus de plaisir à faire un cours pour les adultes que pour les enfants car cela demande moins d’efforts. Avec les enfants, j’anime alors qu’avec les adultes, je m’amuse avec eux. Mais, je suis heureuse d’offrir des cours à des petits car plus tard, ils seront peut-être plus sains dans leurs baskets.

 

Comment gérez-vous un groupe de maternelles ?

La maternelle, ça se passe assez facilement, c’est selon leur concentration et leur bon-vouloir. *aha* Les enfants, soit ça marche, soit ça ne marche pas. C’est du tac-o-tac. Ils te disent tout de suite quand ça ne leur plaît pas. Et si ça leur plaît, ils sont très reconnaissants, ils font des bisous, des câlins. Le plus important avec les jeunes enfants est d’avoir pleins de backups en réserve pour improviser rapidement.

A l’Atelier de Nanterre, les cours sont en fin de journée, après l’école. Je mets à leur disposition un matelas où ils peuvent se reposer s’ils en ressentent le besoin. Ils sont libres.

Au début d’une séance, les enfants se mettent en cercle et je leur demande comment ils se sentent avec la météo interne. Je leur donne des stickers avec des soleils plus ou moins contents ou des galets à placer sur des planètes d’émotion. Je leur apprend aussi un geste qui équivaut au “1 2 3 je t’ai glacé” : quand je le fais, ils doivent faire silence et ne plus bouger. ça marche à tous les coups !

Avez-vous des anecdotes à nous partager ?

Il est arrivé une fois que j’ai un enfant particulièrement rebelle dans mon cours. Il jouait au fort et emmenait tous les enfants dans son agacement. Je l’ai utilisé comme moteur,  il était la “locomotive du train d’enfants”. Je le mettais toujours en avant et comme il se sentait le chef, il était content !

 

Au cours de mes sessions de 6 à 8 séances avec un même groupe, j’ai vu plusieurs enfants évoluer. Une petite Camille m’a beaucoup impressionnée. En quelques séances, elle est passée d’une grande timidité à un début de confiance en soi et un lâcher prise par rapport au regard des autres. Même dans la cours de récréation, sa maitresse m’a rapportée qu’elle avait changé d’attitude. Cela m’a beaucoup touchée.

 

Quels conseils donneriez-vous aux parents ?

Mon premier conseil, c’est de laisser de la place aux enfants. C’est aux parents de lâcher prise et de mettre de côté leur rôle. Les enfants sont très créatifs pour imaginer des jeux. Il suffit de leur donner des règles le temps du jeu : on se respecte, on respecte le mobilier, on a le droit de tricher, de se tromper, ou même s’ils sont prêts, jouer à dire des gros mots, etc.

 

Pour les motiver à se préparer le matin, la famille peut s’amuser à renommer des objets par d’autres mots. Les jeux de mots font beaucoup rire les enfants et ils adoreront enfiler leurs « bateaux »  aux pieds. 😉

 

Pour remplacer la punition, il y a un jeu issu de la pédagogie Montessori qui permet aux enfants de se calmer seul sans se sentir puni : la “Chaise aux papillons”. Quand l’un d’eux est trop agité lors d’une séance de yoga, je lui indique qu’il s’est transformé en “moustique” et qu’il peut s’asseoir sur la “chaise aux papillons” pour se calmer. Dès qu’il se sent redevenir un “papillon”, il peut revenir dans le jeu. Il est seul arbitre, moi je veille juste à ce qu’il n’y ait pas de moustique dans l’air de jeux

Une envie soudaine de faire du yoga en famille ? Contactez un rigologue via l’annuaire du Yoga du rire 😉 

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